La tendinite rotulienne

Le tendon rotulien

Comme son nom l’indique c’est une affection inflammatoire qui touche le tendon dit « rotulien » et qui se situe entre la pointe inférieure de la rotule et la tubérosité antérieure du tibia. Il est constitué par un tissu fibreux très dense épais pouvant atteinte près d’1 centimètre d’épaisseur sur 2 à 3 de large. Il rentre en continuité par la rotule avec le tendon quadricipital qui prolonge le muscle du même nom et s’insère sur la partie supérieure de la rotule. Cette dernière est recouverte de cartilage à sa face postérieure ce qui lui permet de glisser dans la trochlée fémorale qui constitue une gorge cartilagineuse à la face antérieure de l’extrémité inférieure du fémur transformée ainsi en poulie. Ainsi constitué cet appareil de flexion extension est extrêmement puissant. Il est entouré d’une gaine synoviale protectrice et protégé par une bourse séreuse permettant son glissement sans frottement.

Le rôle du tendon

Il complète en la relayant l’action du quadriceps sur la rotule et permet ainsi l’extension du genou.

Le terrain favorable à cette tendinite

La tendinite de rotule touche surtout les sportifs utilisant le saut : longueur, hauteur, haies mais aussi les sports de ballon comme volley-ball, hand-ball, basket-ball, etc.

Des sollicitations excessives et répétées du tendon vont entrainer une inflammation locale proximale située à la pointe de la rotule ou plus rarement distal vers l’apophyse tibiale et l’on parle de tendinite d’insertion mais aussi en plein milieu du tendon. Cet état pathologique s’il devient modifie petit à petit la structure du tendon, le rendant fragile au point parfois de le faire se rompre spontanément. Cette situation pathologique peut aussi rarement survenir de façon brutale à la suite de tensions excessives.

Enfin la tendinite rotulienne peut survenir après un choc direct sur le tendon ou après un frottement répété de celui-ci sur la structure osseuse tibiale malgré la protection réalisée par sa gaine, situation pouvant être réalisée notamment avec le vélo et l’on parle de ténosynovite.

Les symptômes

La douleur siège soit à la pointe de la rotule, soit au milieu du tendon, elle est réveillée par la mise en tension des muscles de la cuisse. Elle survient progressivement et gêne de plus en plus. Son type est très variable :

Douleurs de repos (position assise, voiture),
Douleurs au cours de geste courants quotidiens comme descente et montée des escaliers, lever de siège, sortie de voiture,
Douleurs d’effort liées au sport à l’occasion des mouvements d’échauffement puis améliorées par l’activité et réapparaissant à l’arrêt de l’activité.

Examen clinique

Il est souvent normal mais dans les cas évolués on peut mettre en évidence des nodules douloureux et palpables en surface, parfois des sensations d’encoche liées à des zones de rupture partielle.

Les autres examens

Des radiographies simples en rayon mou vont rechercher un épaississement du tendon, de possibles calcifications.

L’échographie est l’examen de choix et recherche un épaississement du tendon et des nodules inflammatoires.

L’IRM n’est utile qu’en cas de décision à caractère chirurgical, ne rentre donc pas dans la panoplie des examens classiques et courants.

Le traitement médical

La principale mesure est le repos. C’est aussi la plus difficile à obtenir chez le sportif. Ce repos sera relatif mais long. Il va de 6 semaines à 6 mois. La reprise est autorisée lorsque la palpation, l’étirement, et la contraction contrariée du tendon sont indolores. Un traitement médicamenteux peut être prescrit avec anti-inflammatoire naturel comme Ainat® ou non stéroïdien associé aux antalgiques. Les infiltrations sont limitées au niveau rotulien et déconseillées au niveau du quadriceps. Des mesures « locales » sont souvent utiles avec rôle prépondérant de Cicatendon® gel mais aussi glaçage, strapping. Un traitement de fond pour éviter le passage à la chronicité ou les récidives ultérieures peut être mis en route avec Cicatendon® gélules.

La rééducation est entreprise en période de stabilisation avec physiothérapie par ultra-sons, laser ou courants antalgiques, massage transversal appuyé du tendon puis étirement progressif à la mesure de l’amélioration clinique

Enfin à titre préventif, on va rechercher des causes de dérèglement puis les corriger en visualisant les pratiques sportives avec respect des techniques d’échauffement, importance des étirements, gestion du repos et changement de certains gestes. Bien sûr on propose des règles diététiques et d’hydratation.

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