Pathologies tendineuses du footballeur

Le tendon est la cordelette fibreuse constituée de nombreux filaments qui réunit un muscle à une pièce osseuse. L’ensemble de pièces osseuses recouvertes de cartilage et réunies par des ligaments constitue l’articulation. Celles-ci couplées aux tendons qui transmettent à leurs insertions osseuses la contraction musculaire permettent le mouvement. Le tendon le plus schématique est le tendon d’Achille qui relie le mollet (triceps sural) à l’os du talon (le calcanéum). Lorsque le mollet se contracte, le tendon va faire monter le calcanéum et tout votre corps va monter sur le pied : vous allez commencer à marcher, à courir ou à sauter.

Comment peut s’abîmer un tendon ?

On comprend très vite avec l’exemple plus haut que lors d’un saut, la totalité des forces musculaires permettant le mouvement passe par le tendon. Lors de la propulsion le muscle tire dans un sens, l’os va dans la même direction. Lors de la réception, le même muscle est chargé de contrôler et ralentir le mouvement. Avec ce freinage le tendon est violemment étiré entre ses extrémités musculaires et osseuses.

Dans ces conditions, les contraintes mécaniques sont énormes et parfois les petits filaments du tendon se distendent ou se déchirent aboutissant à la tendinite. Si l’activité est poursuivie, les fibres tendineuses continuent à se dilacérer tandis que l’organisme tente une réparation qui en l’absence de repos ne sera que partielle. Un tissu fibreux va entourer la zone abîmée laissant au milieu un trou. C’est le nodule tendineux.

Mais aussi l’arrachement peut s’étendre sans la moindre tentative de réparation aboutissant à une rupture partielle. Parfois enfin à l’occasion d’un mouvement puissant, le tendon lâche et c’est la rupture complète.

Le footballeur va être soumis par son activité à de nombreuses atteintes tendineuses que l’on retrouve surtout au niveau des membres inférieurs. On signalera simplement le risque de tendinite de l’épaule avec atteinte de la coiffe des rotateurs lors des gestes de remise en jeu du ballon avec les bras au cours des touches.

La pubalgie

C’est la plaie du footballeur. Ce syndrome douloureux regroupe en fait 4 lésions différentes possibles isolées ou associées devant être recherchées systématiquement pour analyse et traitement :

  • les adducteurs qui « tirent trop » sur les insertions pubiennes entraînant une tendinite.
  • un grand droit de l’abdomen qui tire trop sur ses insertions basses pubiennes.
  • un orifice inguinal trop lâche voire une hernie.
  • une ostéo-arthropathie pubienne micro-traumatique qui doit faire rechercher un déséquilibre du bassin (jambe courte, lésion de hanche notamment).

Autour de la hanche

Atteinte des ischio-jambiers avec leur insertion au niveau de l’ischion (partie postérieure du bassin).

Ce sont : le biceps crural, le semi-tendineux et le semi-membraneux qui donnent des douleurs fessières très proches des sciatalgies d’autant plus que le nerf sciatique n’est pas loin.

Atteinte des adducteurs : C’est la tendinite de référence du footballeur. Le shoot, qui nécessite un mouvement de flexion-adduction-rotation externe de hanche, sollicite surtout les adducteurs.

Les lésions sont localisées à l’insertion pubienne des muscles adducteurs dont surtout le grand adducteur.

Les douleurs se font vers la partie supérieure de la face médiale de la cuisse et parfois vers le périnée.

Atteinte du psoas iliaque : Elle est très rarement isolée et le plus souvent associée à d’autres lésions tendineuses.

Atteinte du moyen fessier : Les douleurs siègent au niveau et autour du grand trochanter descendant à la face externe de la cuisse.

Enfin, il faut signaler le « hip pointer» correspondant à une lésion des insertions des muscles abdominaux au niveau de la crête iliaque par choc direct avec une chaussure ou un genou.

Autour du genou

Atteinte du tendon rotulien : Ce sont le plus souvent des tendinites d’insertion au niveau de la pointe de la rotule, puis celles au niveau du corps du tendon et enfin, celles au niveau de l’insertion basse sur la tubérosité tibiale antérieure.

Atteinte du tendon quadricipital : Celui-ci est formé par la réunion des tendons des quatre portions du quadriceps. Le geste déclenchant semble être surtout les contraintes de freinage brutal, imposées au quadriceps, lors de réceptions de sauts. Le mécanisme est sans doute un étirement violent et répété du tendon. La douleur est antérieure au bord supérieur de la rotule.

Atteinte de la patte d’oie : C’est le regroupement de trois muscles descendant le long de la cuisse et venant s’insérer à la face antéro-interne supérieure du tibia qui servent à stabiliser le genou en flexion. Sa lésion est courante.

Autour de la cheville

Atteinte du tendon d’Achille : Les douleurs siègent à la face postérieure de la jambe au-dessus du talon, sont exacerbées par la marche et calmées par le repos et la flexion plantaire du pied. Elles sont souvent la conséquence de mouvements nécessitant une violente accélération. Elles peuvent être liées à un changement de chaussures.

Atteinte du jambier antérieur et postérieur : Le muscle jambier antérieur est situé à la face avant de la jambe. Il permet de relever le pied. Sa tendinite provoque douleur et craquements à la mobilisation du pied. Elle est due à la surcharge d’activité mais aussi souvent au mauvais laçage de la chaussure.

Le muscle jambier postérieur soutient la voûte plantaire et permet son creusement. Son tendon passe derrière la malléole interne à la cheville et se fixe au bord interne du pied. C’est dans cette région que les douleurs se manifestent dès que le pied prend contact avec le sol en cas de tendinite correspondante. Elle est généralement liée à la course chez des individus ayant en outre des problèmes de voute plantaire.

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