La nouvelle définition de l’arthrose proposée par l’OARSI

Une révolution est en marche

Gonarthrose débutante

Sur son site internet*, l'OsteoArthritis Research Society International (OARSI) propose une nouvelle définition de l'arthrose :

"L’arthrose est une affection touchant les articulations mobiles, caractérisée par un stress cellulaire et une dégradation de la matrice extracellulaire, initiés par des micro et macro traumatismes qui activent des réponses réparatrices inadaptées impliquant les voies de l’inflammation de l’immunité innée."

"La maladie se manifeste initialement par des anomalies moléculaires (métabolisme anormal des tissus articulaires), qui sont suivies par des anomalies anatomiques et/ou physiologiques (dégradation du cartilage, remodelage osseux, formation d’ostéophytes, inflammation articulaire et perte de la fonction articulaire normale) pouvant aboutir à une « maladie »."
*Site de l'OsteoArthritis Research Society International

Cette nouvelle définition de l’arthrose modifie radicalement l’image de la maladie telle que nous la concevions jusqu’alors. L’arthrose ne serait donc plus « une maladie » mais un désordre cellulaire « pouvant aboutir à une maladie » par le biais de lésions anatomiques et/ou de dérèglements physiologiques.

Elle modifie donc, de facto, sa prise en charge !

En effet, en introduisant de façon implicite la notion d’une phase « préclinique » silencieuse, elle sous -entend que, dès lors que ces anomalies cellulaires existent, il conviendrait, en théorie, d’en prévenir le développement pour éviter le risque du passage de l’arthrose « cellulaire» à l’arthrose « maladie ».

C’est la même démarche intellectuelle qui a conduit à modifier le mode de prise en charge de l’ostéoporose à la fin des années 1980, avec l’apparition de l’histomorphométrie osseuse puis de l’ostéodensitométrie, qui ont permis de traiter l’affection avant la première fracture signant le stade de l’« ostéoporose-maladie ».

Sur un plan pratique, il conviendra donc de s’attacher à détecter le plus précocement possible les processus d’arthrose débutante, avant l’apparition des lésions anatomiques et des symptômes cliniques. Les progrès de l'épidémiologie, la classification des arthroses en fonction de leurs phénotypes anatomique ou clinique, l'amélioration des techniques d'imagerie et l'émergence de nouveaux biomarqueurs devraient concourir à enfin envisager une prise en charge de la maladie « arthrose » et à ne plus se limiter à traiter les symptômes au fur et à mesure de leur apparition.

Malgré tous les problèmes qui seront rencontrés, il ne fait pas de doute que la prise en charge de l’arthrose va entrer dans une ère nouvelle, celle de la prise en charge individuelle, personnalisée, basée sur un diagnostic précoce et la mise en place de mesures thérapeutiques, pharmacologiques ou non, chez les sujets débutant une arthrose, particulièrement en cas de facteurs de risque d’évolution.

Thierry Conrozier
Rhumatologue
Hôpital Nord Franche-Comté
Belfort

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