Existe-t-il différentes sortes de douleurs ?

Schématiquement on distingue notamment pour l’appareil locomoteur, les douleurs inflammatoires des douleurs mécaniques mais d’autres douleurs ne sont pas clairement expliquées telles celles de la fibromyalgie.

La douleur de l'inflammation articulaire

La douleur inflammatoire peut-être définie d’un point de vue biochimique et physiopathologique mais surtout d’un point de vue clinique où les différentes caractéristiques et le rythme journalier de la sensation douloureuse permettent de distinguer les douleurs dites « mécaniques », des douleurs « inflammatoires ».
Cette distinction sémiologique est fondamentale dans la démarche diagnostique des maladies de l’appareil locomoteur.

Dans le cadre de douleurs inflammatoires, elles se traduisent à l’interrogatoire par des douleurs permanentes diurnes et nocturnes, parfois insomniantes, réveillant le patient en seconde partie de la nuit, maximales le matin au réveil. Un enraidissement articulaire avec un dérouillage articulaire dont la durée est importante (> 30 mn) accompagne ces douleurs nocturnes. Les signes objectifs consistent en 4 signes cardinaux classiques « rougeur, douleur, tuméfaction, chaleur » éventuellement associés à des signes généraux (fébricule, fatigue, perte de poids…)

La douleur mécanique, l'exemple de l'arthrose

La douleur de l’arthrose est typiquement dite d’allure mécanique avec un horaire diurne exclusif : après un dérouillage bref matinal (5 à 30 mn) elle disparaît ou s’atténue mais elle est, d'une part, aggravée par les efforts : la marche pour les articulations portantes, les positions prolongées en statique pour le rachis, et elle est, d'autre part, améliorée par le repos.
Cependant, lors de poussées congestives (PCA), les douleurs prennent un rythme inflammatoire et correspondent à des périodes de chondrolyse (destruction cartilagineuse) qu’il faut absolument combattre.

La douleur de la fibromyalgie

Il s’agit de douleurs diffuses permanentes lancinantes avec des fluctuations tant dans la journée que selon des périodes sans rythmicité évidente mais aggravées par les efforts, le froid, les contrariétés, et améliorées par le repos, la détente, la chaleur. Leur persistance et leur caractère rebelle aux différentes thérapeutiques médicales doivent attirer l’attention. Les douleurs articulaires et musculaires sont perçues comme très intenses. Aux extrémités, les patientes décrivent des sensations de fourmillement, gonflements ou troubles circulatoires.
Il existe à l’examen des points douloureux à la pression (4 kgs/cm² en 4 secondes) sur minimum 11 des 18 sites répertoriés (les points tendinomusculaires de Yunus).

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